Pierre Mora de Mouet : sa famille landaise aux portes de la généalogie de saint Vincent de Paul

Série de publications au sujet d’Arnaud Dutaret de Laubia et de Pierre Mora de Mouet. Avec cet article, je m’approche de la fin des grandes découvertes au sujet de Pierre Mora de Moet ! Mais je me trompe peut-être…

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Philippe Mora

La ville de Castelsarrazin, dans le Tarn-et-Garonne, est parfois mentionnée comme le lieu de naissance présumé de Pierre Mora de Mouet. On le voit encore souvent sur internet, sans doute parce qu’elle se situe elle aussi en « Guyenne ». Cependant, comme je l’ai déjà démontré1, il est en fait né à Castel-Sarrazin, dans les Landes. C’est aujourd’hui une bourgade de 576 habitants, guère moins qu’en 1793 (636)2. Au XVIIe siècle, la population devait être sensiblement équivalente. Comme je l’ai déjà écrit, sa famille appartient à la petite noblesse landaise. Son père, l’homme d’armes Bertrand Mora, est le premier à être mentionné comme « sieur de Mouet ». Sa mère, Marthe Tausin (ou Tauzin) provenait d’une famille noble mieux connue3, originaire de Saint-Sever. Cette dernière est « la ville centre » pour Castel-Sarrazin, car elle constituait un siège secondaire de la sénéchaussée des Lannes (ancêtre du département actuel des Landes), dépendant de Dax. Au Québec, le nom de famille « Tausin » est devenu « Thosin ». Il faut donc faire le lien lorsque vous rencontrez cette orthographe.

Comme les Tausin sont déjà bien étudiés, je vais pour ma part me concentrer sur les Mora de Castel-Sarrazin, famille jusqu’ici restée dans l’ombre.

Les Mora sarrazins

Dans les Landes, lorsqu’on cherche les origines d’une famille, d’un nom ou d’un lieu, une source fait autorité : l’abbé Foix. J’en ai parlé à plusieurs reprises sur le blog4. Son œuvre est particulièrement précieuse lorsque les registres paroissiaux sont incomplets ou absents. Ceux de la ville de naissance de notre pionnier commencent en 1625, ce qui est relativement tôt pour les Landes. Mais l’abbé Foix a eu accès, il y a plus d’un siècle, à des archives privées, à des actes de tribunaux et de notaires (et j’en passe), souvent perdus aujourd’hui, ce qui lui permet d’écrire l’histoire des Landais et d’en demeurer une référence incontournable. Ce fonds5 sert tant aux généalogistes qu’aux historiens.

Dans la bobine 26 de ce fonds6, l’abbé Foix se concentre entre autres sur le nom Mora. Je me suis concentré sur ceux de Castel-Sarrazin, car le nom « Mora » est fréquent : c’est un toponyme gascon signifiant « zone humide », souvent accompagné de la préposition « de ». Il ne s’agit donc pas d’une particule nobiliaire. Ce nom est courant, car la région était autrefois marécageuse et les Landes sont d’ailleurs, l’épicentre de ce nom de famille.

Le premier Mora cité à Castel-Sarrazin se prénomme Esteben, dit Heuguère, âgé de 77 ans en 1501. Ensuite, une petite généalogie se dessine : l’abbé mentionne un Pierre Mora, notaire habitant Castel-Sarrazin en 1554, probablement le même que celui qui achète la seigneurie de Leytos7, dans la ville voisine d’Amou. Ce Pierre est père de :

  • Sarrancine épouse de Pierre Ducasse, bayle, en 1558, « après dispense de parenté spirituelle ». Cette dispense signifie que Sarrancine Mora et Pierre Ducasse avaient probablement été marraine et parrain, d’un même enfant. Il est plus rare qu’elle concerne leur propre baptême.
  • Thomas, prêtre, habitant Castel-Sarrazin, âgé de 44 ans en 1558,
  • Marc (fils probable), habitant Castel-Sarrazin en 1554. C’est un notaire âgé de 35 ans en 1558. Il a vécu à Arsague, paroisse voisine. Il est décédé avant 1600.

Ces individus appartiennent à la famille de Pierre Mora de Mouet, même si leur lien exact reste difficile à établir.

Les ancêtres et cousins de notre pionnier

La famille Mora était implantée depuis longtemps à Castel-Sarrazin, occupant des fonctions variées : juridiques, religieuses et foncières. L’abbé Foix mentionne encore un Jean Mora, possesseur de Toulouze et d’Arrigrand8, qui cède ses biens le 9 mai 1616. Il est père de Georges. Cette mention rejoint mes propres recherches dans les registres paroissiaux : j’y ai retrouvé une branche Mora de Castel-Sarrazin, propriétaire de Toulouze, cousins des Mora de Mouet.

Les Mora de Mouet n’étaient donc pas les seuls à Castel-Sarrazin. Bertrand Mora, père de notre seigneur de l’île Moras, Bertrand, avait deux frères et une sœur, ou à défaut, des cousins très proches, tant les liens familiaux et géographiques sont étroits. George Mora, de la branche de Toulouze, est le cousin de Pierre Mora de Mouet. Il eut trois enfants, dont un seul laissa une descendance : Fabian Mora né en 1653 à la maison familiale et mort en 1710 au même endroit. Il épousa Jeanne Dumont, issue d’une famille qui deviendra propriétaire du château de Villandrau à Tilh9. Fabian figure parmi les rares Mora des Landes dont le blason est enregistré dans l’armorial d’Hozier10. Sa lignée s’éteint avec la mort prématurée de sa fille unique.

La fratrie de Pierre Mora de Mouet

Bertrand Mora et Marthe Tausin eurent douze enfants, entre 1632 et 1655. Les actes de baptêmes consultés sur le site des archives départementales permettent de préciser leurs lieux de naissance :

  • Bertrand (1632-1678), écuyer, conjoint de Jeanne-Marie Poursevigne, possesseur de Mouet et d’Amou. Pas de précision sur la maison de sa naissance.
  • Etienne, né en 1633, maison de M. de Mora.
  • Jacques, né en 1635, maison du « Ruisseau ».
  • Pierre, notre pionnier, (1637-1693), maison du « Ruisseau »
  • Pierre, né en 1638. Pas de confusion possible avec le Pierre parti en Nouvelle-France car les Québécois connaissaient la date de naissance. Maison du « Louyseau ? ».
  • Bertrand (1641-1692). Maison de Moner, sans doute Mouet. Il est le sergent ordinaire de Castel-Sarrazin, cité par l’abbé Foix, en 1689.
  • Bertrand ?, né en 1642, maison du « Louyseau ».
  • Catherine, née en 1643, maison de Mouet.
  • Jacques, né en 1646, maison de Mouet.
  • Pascale, née en 1648, maison de Mouet.
  • Gabriel, né en 1649, maison de Mouet.
  • Léonard, baptisé en 1655, à Amou. Mais les parents sont clairement indiqués comme vivant à Castel-Sarrazin. Les parrains sont d’un rang supérieur, avec Léonard Caupenne d’Amou et Madeleine de Massiot. Bertrand Mora, père de cette fratrie, était sans doute homme d’armes pour les Caupenne d’Amou11.

La lecture des actes est parfois difficile, ce qui explique mes hésitations concernant les mentions des maisons « Ruisseau » ou « Louyseau ». La famille Mora réside dans la maison « Mouet » à partir de 1641-1643. Dans certains actes, cette demeure apparaît sous les formes « Mone » ou « Moner », témoignant d’une graphie fluctuante. Ces variations me laissent penser que la maison Mouet a été récemment investie par la famille Mora. C’est un nouveau lieu de résidence dont le nom serait devenu un identifiant familial.

Ce domaine ne resta pas chez les Mora. Malgré une fratrie nombreuse, seuls les descendants de l’aîné sont connus et s’éteignent rapidement. En effet, le frère de Pierre Mora de Mouet, Bertrand Mora, époux de Jeanne-Marie Poursevigne, eut 3 filles et un fils, Henry. Ce dernier, écuyer, épousa à son tour une Dumont et eut neuf enfants : sept filles et deux fils. Les deux garçons moururent jeunes, comme la plupart des filles. Ils furent les derniers Mora propriétaires de Mouet.

Pourtant, la seigneurie ne disparut pas complètement. On la retrouve mentionnée dans un acte, début XIXe siècle, concernant la famille de Borda, l’une des plus connues de la noblesse landaise : « Pascal de Borda se voit contraint d’hypothéquer les métairies de Monet et Courmaillet, terres et dépendances à Castel-Sarrazin« 12. La métairie subsiste, mais la lignée Mora s’éteint, conséquence d’une mortalité infantile élevée, d’une prédominance de filles mais aussi, de certains partis ailleurs, jusqu’en Nouvelle-France pour l’un d’eux, qui porta haut les couleurs de la famille ! La disparition des Mora marque la fin d’une longue présence de la famille sur cette paroisse.

Mouet, une maison disparue ?

Comme on vient de le voir, le nom « Mouet » apparaît aussi sous la forme « Monet », sans doute en raison d’une mauvaise lecture du U et N dans les écritures anciennes. Mouet est un toponyme rare13. Il faut cependant noter qu’au XVIIe siècle, un famille Mouet distincte vivait à Castel-Sarrazin, sans lien documenté avec les Mora, pour le moment.

J’ai d’abord cru que le lieu-dit « Mouet » avait totalement disparu, mais la consultation du cadastre napoléonien de 1836 a révélé qu’il figurait encore, clairement identifié. Ce document d’une grande précision, offre une véritable fenêtre sur le paysage foncier d’avant la Révolution. Disponible sur le site des archives départementales des Landes, il montrer le lieu-dit « Mouet » inséré entre la maison Toulouze et la maison Esteben !

Source : lien vers les archives départementales

Mais d’abord, un point de vue plus général avec la carte ci-dessus. A gauche, les terres des Mora : Toulouze, Estébem, à droite le bourg de l’époque. On y voit également Courmaillet, la métairie citée plus haut, ce qui renforce l’hypothèse que Monet et Mouet désignent bien la même propriété. Le nom Mouet n’apparaît pas sur le tableau d’assemblage mais figure bien sur le feuillet correspondant à la zone :

Mouet est sur le chemin entre Toulouze et Esteben. Source

Souvenez-vous : Esteben est le prénom du premier Mora cité dans la ville, né vers 1474 et décédé en 1501. Il était dit « de Heuguères », du nom d’une autre maison du village. Il est possible qu’un de ses descendants, également nommé Esteben, ait partagé ses terres entre Toulouze et Mouet, donnant naissance à deux branches cousins vivant côte à côte. Avec le temps, Mouet devient moins visible sur les cartes, éclipsé par Esteben qui finit par englober les parcelles. Cette évolution toponymique corrobore l’hypothèse d’une continuité foncière entre les deux domaines.

Ce cadastre du début du XIXe siècle ne reflète évidemment pas fidèlement le bâti du XVIIe. Les structures du lieu-dit Mouet y apparaissent réduites, mais cela ne surprend pas : la famille Mora appartenait à la petite noblesse landaise, sans grande richesse. Leur aisance leur permettait d’étudier, d’acquérir des charges ecclésiastiques, juridiques ou militaires, privilèges déjà considérables pour l’époque. Mais leurs ressources restaient aussi en bonne partie foncière, modestes et profondément ancrées dans la terre gasconne. Ce n’est pas étonnant si l’abbé Bellemare souligna les talents de gestion des terres agricoles de Pierre Mora de Mouet.

Des traces au XXIe siècle ?

Certains se demanderont si des vestiges de cette époque subsistent aujourd’hui. La réponse est : peut-être. En explorant Google Maps, j’ai repéré une maison ancienne, située au niveau d’Esteben, dont l’architecture semble remonter à plusieurs siècles.

Un des bâtiments d’Esteben, qui semble particulièrement ancien, mais remonte-t-il jusqu’au XVIIe siècle ? (source Google Maps).

Il existe sans doute d’autres traces, mais leur observation est limitée, la plupart étant des propriétés privées. Cette maison illustre néanmoins le type d’habitat rural où aurait pu vivre Pierre Mora de Mouet.

D’autres possessions des Mora sarrazins : Vincent Foix mentionne un Mora possesseur « d’Arrigrand ». Il s’agit très probablement d’Arrigans14, qu’on observe aussi sur cette paroisse, sur le tableau d’assemblage15 , vers le bas. Il y a aussi une maison Mora, vers le milieu bas de la section D et non loin, Louyseau est cité. Ces indices laissent penser que les premières naissances de la famille eurent lieu là, avant l’installation à Mouet.

La proximité avec la généalogie de saint Vincent de Paul

La mère de saint Vincent de Paul, Bertrande Mora, eut ses enfants à Pouy, village devenu plus tard Saint-Vincent-de-Paul, situé à une trentaine de kilomètres de Castel-Sarrazin. Cette proximité géographique et patronymique ne suffit pas à établir un lien de parenté, le nom Mora étant fréquent dans le secteur. Il faut pour cela des faisceaux d’indices, comme ceux que j’ai présentés dans une série d’articles16.

Si les ancêtres paternels du saint sont bien connus, sa lignée maternelle l’est beaucoup moins. Plusieurs foyers Mora apparaissent dans mes recherches :

  • les Mora de Saint-Paul17, famille de Bertrande Mora, paroisse voisine de Pouy,
  • trois autres familles Mora, notables juridiques ou de petite noblesse, apparentées entre elles et liées aux Mora de Bertrande : parmi elles, les Mora de Castel-Sarrazin.

Ainsi, une famille Mora de notables locaux se montre particulièrement proche des de Paul. Certains érudits avancent même que Bertrande Mora en faisait partie. Ce n’est pas ma conclusion, mais leur intuition est fondée : j’ai même renforcé cette proximité avec de nouveaux arguments. Cette branche que j’appelle « la branche de David Mora » pour plus de clarté, présente des liens avec écuyer venu en Nouvelle-France. Les rapprochements familiaux sont effectifs :

  • La branche de David Mora s’allie aux Martiacq par le mariage de Jean Mora et Pascale Martiacq dans les années 1640. Or, Bertrand Mora de Mouet, frère aîné de Pierre, est parrain à deux reprises chez un cousin de Pascale, Jean Martiacq, époux de Marguerite Poursevigne. Ce dernier est donc le très probable beau-frère de Bertrand Mora puisque celui-ci est marié à Jeanne-Marie Poursevigne.
  • Jeanne-Marie Poursevigne, justement, est marraine de Jeanne Mancamp, née en 1646 à Pontonx. Celle-ci est la fille d’Arnaud Mancamp, personnage central dans le réseau vincentien, lié aux Mora de Saint-Paul. Sa descendance comptera deux prêtres vincentien et un notaire, notaire principal de la Mission.
  • Les Mora de Saint-Paul, famille de Bertrande, sont des propriétaires aisés ayant une alliance avec la famille Bergoing, proches des Mora de Castel-Sarrazin, par les Dessarps.
  • Toujours dans cette étude généalogique du réseau de familles landaises autour du saint, notamment des prêtres landais de la Mission de saint Vincent, j’ai observé la proximité des Mora de Castel-Sarrazin avec un des prêtres missionnaires.

En définitive, bien que le patronyme Mora soit fréquent dans les Landes, seules trois branches semblent avoir accédé ou frôlé le statut de noblesse, sur cette période. Toutes trois appartiennent à un même ensemble familial, dont les liens avec la famille du saint et de son réseau religieux sont attestés. Il est donc hautement probable qu’un cousinage unisse ces lignées et que Bertrande Mora ait été une cousine, peut-être pas si lointaine, des ancêtres de Pierre Mora de Mouet.

Pierre Mora de Mouet, cadet de gascogne

L’histoire des cadets de Gascogne est connue, et Pierre Mora de Mouet en incarne l’un des plus beaux exemples. Cadet d’une famille de petite noblesse landaise, il n’avait pas de destinée toute tracée. C’est par son courage, son engagement militaire et son investissement dans une communauté à l’autre bout du monde, qu’il s’est forgé un nom et une petite place dans l’histoire.

Par un de ses descendants, on sait que la foi religieuse restait ardente dans la famille Mora. Augustin Grignon rapporte même que Charles Langlade aidait les prêtres dans leurs missions. Serait-ce en lien avec les cousinages anciens des Landes, les reliant à saint Vincent de Paul ?

Au final, en choisissant de s’établir en Nouvelle-France, Pierre Mora de Mouet a porté loin, non seulement son patronyme, mais aussi un fragment de son pays natal : ce petit coin des Landes appelé Mouet.

Notes :

  1. Origines de Pierre Mora de Mouet, à qui l’on doit l’île Mora (Québec) ↩︎
  2. Source la page Wikipedia de la ville. De plus, voici le site officiel de la ville : https://www.castel-sarrazin.fr/ ↩︎
  3. Famille Tausin sur Gallica : ici. ↩︎
  4. Introduction ici et présentation de son fonds : ici ↩︎
  5. Il faut en effet mettre un « s », ce que je ne fais assez souvent d’ailleurs, c’est un fonds composé d’archives, c’est une convention comme « fonds de commerce » par exemple. ↩︎
  6. Référence : 2 mi 16 aux archives départementales des Landes. ↩︎
  7. Sur la seigneurie de Leytos, voir cette page Gallica et Le dictionnaire historique des Landes, de Philippe Soussieux, p.453. L’abbé Foix indique que Pierre Mora acheta cette seigneurie et la revendit peu après. Il a sans doute acheté au vicaire de Castelsarrazin, Etienne Lagarde, qui fut lui aussi un propriétaire de courte durée. ↩︎
  8. Je n’ai pour le moment pas d’informations précises sur ces seigneuries. Bien entendu, Toulouse n’est pas la ville bien connue. Ce sont sans doute des petites seigneuries locales assez méconnues. ↩︎
  9. Inventaire du château par les archives départementales des Landes (ici). ↩︎
  10. Voir le lien direct sur Gallica. Pour une introduction à l’armorial d’Hozier, voir cet article du blog. ↩︎
  11. Voir cette page très précise, du blog Landes en vrac. ↩︎
  12. Article de Vincent Guichenuy (2018) : Borda-Pomarès. L’épopée chalossaise d’une famille célèbre des Landes. Société de Borda, N°529. ↩︎
  13. Un autre lieu dit Mouet existe à Mouscardès, village adjacent à Castel-Sarrazin (voir ici). ↩︎
  14. On voit les parcelles particulièrement : ici. ↩︎
  15. Tableau d’assemblage ici. ↩︎
  16. L’introduction : Les familles landaises proches de la Mission de Vincent Depaul aux XVIIe et XVIIIe siècles. ↩︎
  17. Devenue Saint-Paul-lès-Dax. ↩︎

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