L’origine (mythique ?!) des Gaillardet dans les Landes

Série d’articles sur le livre de raison de la famille Gaillardet de Pouillon (microfilm 1mi170)

Introduction Article suivant : à venir

Philippe Mora

Ces lignes que je vous présente ici, constituent les toutes premières rédigées par François-Henri Gaillardet dans son livre de raison :

François-Henri Gaillardet : « En l’an 1401, c’était pour la saison des raisins, un cordier, nommé Gaillardet, venu de Limoges, travaillait sur la place de Pouillon.
Le fils du seigneur jouant avec un cerceau tomba sur les graviers. L’enfant se mit à pleurer. Les genoux saignaient. Gaillardet releva l’enfant, le console de son mieux, lava les blessures puis les pansa avec deux mouchoirs en lin bien propres qu’il fixa avec des ficelles. L’enfant rentra au château par ses propres moyens pour le repas du midi.

Dans l’après-midi le seigneur et sa dame vinrent avec l’enfant faire une visite au cordier sur la place. Ils le remercièrent de son geste, tandis que l’enfant s’amusait avec l’outillage du cordier. Il prenait par la main et lui faisait tout plein de caresses.
Le seigneur fouille dans sa poche en retira une pièce d’or et la remit à Gaillardet puis il l’invita à aller souper au château. On mangea pour souper du jambon cru, du confit de canard et des raisins pour dessert. Le seigneur lui offrit la métairie de mesplerot s’il voulait abandonner son métier. Gaillardet accepta.
Je n’ai pas de grands renseignements sur la culture ni sur le résultat obtenus, ni sur les relations avec le château. Je sais qu’ils donnaient 100L de vin blanc par an et un quart de mesure de haricots. Je n’ai pas le détail sur le partage du maïs et du froment.
Un souvenir du seigneur de Lacaze
[de la famille Saint Martin, voir ici.].
Ici, vide important : 3 siècles !
 » [En effet, la suite de l’histoire de famille se déroule à la Révolution !]

Vérification des faits mentionnés

D’emblée, la date de 1401 interpelle : cela fait quand même très loin, pour une mémoire familiale ! Et en effet, elle est à prendre avec des pincettes car d’après le moteur de recherche de Généalogie du Bas-Adour, les Gaillardet sont arrivés à Mesplerot, au milieu du 19ème siècle ! On ne trouve pas de Gaillardet avant cette période et on sait que le père de François-Henri est originaire d’Heugas. Ainsi, cette introduction me semble plus relever du mythe familial que de la réalité.
Ceci dit, la mention de Limoges est intéressante car il y avait bien des arrivées de personnes vivant dans ce secteur, dans les Landes. Donc pourquoi pas, cela resterait à creuser. Après cette introduction aux teintes mythologiques, nous suivrons des faits de la vie quotidienne. On les trouvera plus tard, au gré de mes lectures de ce livre de raison, aidé en cela par la retranscription d’un lecteur bien informé, qui a fait un travail minutieux. Pour rappel, ce livre est accessible dans « Nos archives partagées« .

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