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Philippe Mora
Les chandelons sont des bouts de chandelles, des petits cierges. Voici comment l’abbé Foix les présente :
« La divination n’est pas si inconnue qu’il semble, et sans détailler toute la cérémonie, nous relèverons pourtant cet us superstitieux qui consiste à ranger en fer à cheval de petits bouts de chandelons, et à les allumer en leur donnant à chacun un nom de fontaine guérissante, le tout pour découvrir de quel mal on souffre et à quel saint il faut se vouer… » (Sorcières et Loups-garous dans les Landes, p.14).
Une anecdote illustrant l’usage concret de ces candelouns rapporte qu’un mendiant de Lesperon entreprit un double pèlerinage. Il explique : « j’ai fixé en terre trois bouts de chandelon bénit ; le 1° représentait N.D. de Buglose, le 2° S. Jean d’Onesse, et le 3° S. Jean de Bouricos. Or celui qui représentant N.D. de Buglose a été consumé le premier, et je pris celui qui représentait S. Jean d’Onesse. le ciel voulait donc que je fisse ce double pèlerinage, et je l’ai fait quoiqu’il m’en ait bien coûté ». L’homme parcourut ainsi 80 kilomètres en moins de deux jours, à s’en donner des douleurs aux jambes..
Notons qu’une nouvelle fois, Vincent Foix a pu s’appuyer sur la monographie paroissiale de Commensacq.



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