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Philippe Mora
Toujours avec le fil rouge à partir de Sorcières et Loups-garous dans les Landes, de Vincent Foix : « Escargot monstrueux qui a son gîte dans une vaste et sombre caverne au-dessus de laquelle est bâtie, d’après les traditions, la ville de Hastingues. (…) sorte de long serpent visqueux et velu » p.15. On apprend aussi qu’il a d’horribles tentacules.
Pour en savoir plus, la page Wikipédia est intéressante. Cliquez aussi sur les sources des illustrations que j’ai pu trouver, il y a souvent des articles riches d’informations.
Je constate le succès international de cet escargot d’Hastingues. La ville est fréquemment citée, y compris dans d’autres langues. Il est d’ailleurs souvent désigné avec son article gascon, « Lou carcolh », qui renforce son ancrage territorial mais aussi son côté mystérieux et unique, pour les personnes qui ne parlent pas cette langue.
Poursuivons au sujet de la langue gasconne, deux petites choses me viennent à l’esprit :
- Le mot gascon carcolh désigne simplement un escargot.
- Lou, c’est l’article, donc « le », et notons qu’il ne s’agit pas du gascon académique (si l’on peut dire ainsi), où l’on écrirait « lo » et non « lou ». Lou est une forme dialectale landaise du gascon, relevant d’une graphie phonétique locale, par opposition à la forme normalisée « lo ». C’était notamment la forme employée par Félix Arnaudin, qui a largement contribué à diffuser les traditions landaises, y compris au-delà de son département.

Création personnelle, avec IA, à partir d’une photo accessible sur le site de la ville.







Dans fans ont intégré le carcolh dans la mythologie du célèbre sorceleur.



