Philippe Mora
Geneland, vous connaissez ? Si cela ne vous dit rien, vous ne comptez donc pas parmi les membres de la société secrète des généalogistes landais ! Lorsque j’ai commencé ma généalogie, je voyais bien des mentions « Geneland » dans les arbres et me demandais sur le coup : mais qu’est-ce que c’est ?! On comprend bien que c’est une source d’information importante, mais comment y accéder ?!

Societat secreta, traduction gasconne de société secrète : si le traducteur dit vrai !
La réponse est : par contact (et peut-être en contactant l’association concernée !)
Geneland est présenté ainsi : « Les dépouillements et la saisie des fiches sur ordinateur ont été réalisés par l’association « Les amis des archives des Landes » et l’A.L.D.R.E.S. L’étude et la réalisation de l’application informatique ont été effectuées par Monsieur Charley KIEFFER« .
Comme c’est un DVD, il peut se partager entre passionnés (copains de recherches) mais comme il est ancien, je ne suis pas sûr que l’association qui lui a donné naissance le vende encore.
Trouver ce que l’on ne cherche pas
Oui, trouver ce que l’on ne cherche pas semble étonnant, et pourtant, cela entre dans le concept de sérendipité (lire sur Wikipédia) qui insiste sur l’importance du hasard dans la recherche. Mais le hasard, ne veut pas dire qu’on ne peut pas le provoquer ! Et justement, c’est exactement ce que peut entraîner un logiciel comme Geneland. J’explique bien entendu et cela vous montrera en même temps, le mode de recherche pour trouver ce que l’on cherche.

La page d’accueil du logiciel
Alors ça donne quoi, concrètement ? Et bien dans notre cas précis, c’est utiliser les listes de Geneland, par exemple les listes par nom : on indique un nom et on a accès à tous les mariages répertoriés avec ce nom, peu importe le lieu. C’est super pratique car on voit dans quelles villes le nom est particulièrement présents, voire on peut imaginer avoir des hypothèses de déplacements des familles ou voir rapidement les familles alliées. Et bien entendu, on peut voir des liens qu’on n’avait pas vus dans les registres car nous n’étions pas allés dans telle ou telle paroisse !
Pareil pour le filtre par paroisse, on peut voir d’un coup tous les mariages sur une paroisse donnée et cela fait ressortir les familles et là aussi, cela peut nous apporter des informations non prévues initialement.

Mais si je n’ai pas Geneland, je fais comment ?
Il faut provoquer le hasard dans tous les moteurs de recherches que vous utilisez, en essayant de créer des listes à partir de noms ou de villes. Et cette technique est aussi particulièrement riche dans les fonds des grands généalogistes des Landes comme Foix ou Léon-Dufour. Je vous en ai déjà parlé régulièrement. Par exemple, une fois, je souhaitais des informations sur des familles de la ville de Saint-Paul (devenue Saint-Paul-lès-Dax), dans le fonds Léon-Dufour. Déception, il n’y avait pas grand chose pour cette ville… cependant, dans cette même bobine, j’ai eu une réponse dans une autre ville à laquelle je ne pensais pas du tout, au sujet d’un couple où je me demandais où ils étaient passés ! J’ai ainsi pu avoir accès à leurs enfants alors que je croyais que je ne trouverais jamais leur trace (ou alors par chance peut-être, chez les notaires).
En fait, les fonds Foix et Léon-Dufour, tout généalogiste chevronné des Landes devrait les avoir vu en entier, au moins une fois. Oui, c’est énorme, mais c’est une méthode pour développer la recherche et faire un point que vous n’aurez pas ailleurs.
Bref, vive la société secrète des généalogistes landais ! 🙂 Ce n’est pas seulement Geneland, mais c’est l’ensemble des travaux et listes antérieurs qui nous permettent d’aller plus loin et qu’il faut consulter sans œillères.